Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Publié par TENNIS CLUB DE SAINT JUST D'AVRAY

Vous avez sans aucun doute lu, ou entendu, ces derniers jours, que le projet de Modernisation du Stade Roland Garros était soit-disant « mort et enterré » suite à la décision du Tribunal Administratif concernant la convention qui nous lie avec la Mairie de Paris.

J’ai donc tenu à rétablir la vérité par une interview donnée sur notre site fédéral. Vous la trouverez ci-joint, ou en cliquant sur le lien suivant www.fft.fr     

Je suis, nous sommes avec tout mon comité directeur, plus déterminés que jamais pour mener à bien ce projet merveilleux et si crucial pour notre Tournoi du Grand Chelem.

Je sais pouvoir compter sur vous, vos clubs, pour porter avec nous la transformation du notre Stade afin que notre Tournoi demeure cet évènement au retentissement mondial qu’il est devenu au fil du temps.

 

REPONSES DU PRESIDENT GACHASSIN AUX QUESTIONS DES DIRIGEANTS DU TENNIS FRANCAIS

 

                                                                                                                              Le 6 mars 2013

 

Q. Président, quelle est cette décision de justice dont on dit qu’elle bloque le projet de modernisation du Stade Roland-Garros ?

R. Le Tribunal Administratif de Paris, saisi par des associations qui s’opposent à notre projet, a demandé à la Mairie de Paris de résilier sous deux mois la convention, qu’il juge donc illégale, par laquelle elle nous concède le terrain pour 99 ans.

Q. Comment le Tribunal a-t-il motivé cette décision ?

R. En gros, deux motifs sont retenus : 1) un « défaut d’information du Conseil de Paris » : le rapport de synthèse présenté au Conseil de Paris en juillet 2011, au moment où il a délibéré pour nous accorder cette concession, ne mentionnait pas que le sol sur lequel nous envisageons de construire le nouveau court dans le Jardin des Serres d’Auteuil, est inscrit à l’inventaire supplémentaire des Monuments Historiques. Et 2) un montant insuffisant de la redevance due à la Ville de Paris, au regard, notamment, de la durée de la concession.

Q. Est-ce l’arrêt de mort du projet ?

R. Pas du tout ! D’abord, nous allons, contestant les motifs d’annulation, faire appel de cette décision devant la cour Administrative d’Appel – comme le fera également la Mairie de Paris.

Nous étions tous conscients, en février 2011, lors du choix de notre Assemblée Générale, que la route serait longue et semée d’embûches – mais que nous avions les moyens d’y faire face. J’en reste convaincu.

C’est un épisode judiciaire comme en ont connu d’autres grands projets à Paris, qui sont aujourd’hui réalisés. Je ne suis pas inquiet, et je tiens à redire à tous les dirigeants du tennis français toute ma détermination, et celle de tous les élus qui m’entourent, dans la plus grande solidarité.

Ce projet est un très beau projet. Il vise bien sûr à satisfaire les besoins et l’intérêt supérieur du tournoi, mais il est aussi en totale adéquation avec le site prestigieux qui est le nôtre, dont il est pleinement respectueux. Le court et les serres qui seront construits dans le Jardin des Serres d’Auteuil contribueront à l’embellissement du quartier.

Q. Des erreurs ont-elles été commises dans la conduite du projet ?

R. Non, la démarche de la Fédération, depuis l’origine du projet, est vertueuse, et respectueuse des lois de notre pays. Nous avons respecté toutes les étapes nécessaires, et déjà franchi avec succès de nombreuses étapes administratives et légales, emportant les avis favorables de plusieurs commissions : Commission Départementale des Sites, Commission Supérieure des Sites, Commission Nationale du Débat Public. 

Q. Des opposants ont présenté un « projet alternatif » : que faut-il en penser ? Est-ce une alternative crédible ?

R. Ce prétendu contre-projet, dont nos opposants font la promotion, n’a pas de sens : inabordable financièrement – contrairement à ce que leur estimation largement sous-évaluée laisse supposer –, extrêmement compliqué à mettre en œuvre techniquement, il ne répondrait pas aux besoins du tournoi. Le pire est qu’il gommerait la séparation avec le Bois de Boulogne : en ce sens, c’est un projet piège car tout le monde sait que c’est un espace boisé classé in-tou-cha-ble ! Non, je vous le dis, pas crédible du tout.

Q. Qu’allez-vous faire, maintenant ?

Nous sommes en train de définir, avec le Maire de Paris, plus que jamais mobilisé sur notre dossier – comme en atteste la récente délivrance du Permis de Construire du futur Centre National d’Entraînement, Porte d’Auteuil –, les modalités précises de notre contre-attaque, qui nous permettront de continuer à avancer, à porter ce projet, indispensable à la pérennité du succès de Roland-Garros.

Q. En cas d’échec, disposez-vous d’un « plan B » ?

R. Non, il n’y a pas de « plan B », pas d’alternative. C’est pourquoi nous devons impérativement réussir à mener à bien ce projet de modernisation de notre Stade. En effet, face à une concurrence mondiale de plus en plus exacerbée et offensive, la pérennité du succès de Roland-Garros, ces Internationaux de France qui donnent à notre Fédération les moyens de sa politique et de son développement, serait mise en grand danger si le tournoi ne pouvait être disputé dans un écrin à la hauteur des attentes de la communauté internationale du tennis professionnel. Sans compter que Roland-Garros est, avec le Tour de France, le grand événement du patrimoine sportif français, qui contribue au rayonnement mondial de notre pays, et à ce titre aussi il est de notre devoir de le préserver.

Q. Dans quel état d’esprit êtes-vous, après ce revers ?

Je reste serein, comme un joueur qui a perdu une manche mais sait qu’il a tous les atouts pour gagner au 5ème set… et pourquoi pas en 4 ?

Q. Comment les dirigeants de clubs pourraient vous soutenir ?

R. Ils me soutiennent déjà beaucoup et je les en remercie à chaque fois. Je sais que je suis dans le vrai parce que la France du tennis me soutient. Dans tous mes déplacements, et Dieu sait si j’en ai fait pendant quatre ans, j’entends souvent « tenez bon Président, Roland Garros c’est Paris, il faut réussir ce projet, nous comptons sur vous ! ». Pour l’instant, qu’ils disent et répètent à leurs élus nationaux l’enjeu que représente ce projet, pour l’avenir du tennis français. Mais qu’ils se tiennent prêts car, s’il le faut, je demanderai à notre million de licenciés et à nos dizaines de milliers de dirigeants bénévoles de se mobiliser, pour montrer la force et la solidarité du tennis français au soutien de ce projet.

 

Modernisation du Stade Roland Garros - Message du Président de la Fédération Française de Tennis
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article